Tom Bry-Chevalier

Doctorant en économie de l’environnement

J’ai longtemps voulu être utile, sans savoir quelle cause choisir ni comment être sûr que mes efforts feraient vraiment une différence. La découverte de l’altruisme efficace a été un déclic : j’y ai trouvé une manière plus lucide et plus exigeante de mettre mon envie d’aider en action. Aujourd’hui, je me suis spécialisé sur les protéines alternatives à la viande, un domaine où j’espère contribuer à réduire à mon échelle la souffrance animale et l’impact environnemental de notre alimentation.

Avant de découvrir l’altruisme efficace,  je m’intéressais à plusieurs causes : l’environnement, la lutte contre la pauvreté, et les questions liées au handicap, étant moi-même concerné par le sujet. Je voulais être utile, mais je ne savais ni où m’engager, ni comment m’assurer que mes efforts feraient une différence.

C’est en 2015, à la fin de ma première année à Sciences Po Paris, qu’un déclic s’est produit. En discutant avec un ami, je lui ai parlé d’une idée : il devrait exister un moyen d’évaluer les ONG pour savoir lesquelles sont les plus efficaces. Il m’a répondu que cette approche existait déjà, et qu’elle portait un nom : l’altruisme efficace.

Cette découverte a immédiatement résonné en moi. D'autant plus quand j'ai appris que l'altruisme efficace s'intéressait aussi à la cause animale - j'étais végétarien depuis déjà plusieurs mois.  

« C'est assez rare de trouver un mouvement qui prend au sérieux à la fois la réduction de la pauvreté et la souffrance animale. »

Peu après ma découverte de l’altruisme efficace, j'ai pris l'engagement à donner 10 % de mes revenus. Dix ans plus tard, je m'y tiens toujours.

Mais le changement le plus profond au contact de l’altruisme efficace a sans doute été ma manière de penser. L’altruisme efficace m’a appris à ne pas m’arrêter aux bonnes intentions derrière une action. J’ai pris l’habitude de demander : “Est-ce vraiment efficace ? Peut-on faire mieux avec les mêmes ressources ?”

Cette manière de réfléchir a aussi guidé mes choix de carrière. Je ne voulais pas seulement occuper un poste engagé. Je voulais comprendre où mes compétences pourraient être les plus utiles. Quels sont les sujets négligés ? Où manque-t-il des personnes prêtes à s’investir ? Ces questions ont orienté mes choix.

« L'altruisme efficace a proposé une boussole à ma volonté de rendre le monde meilleur. »

L’altruisme efficace m’a aussi relié à une communauté. Au sein d’Altruisme Efficace France, j’ai rencontré des personnes bienveillantes, généreuses et stimulantes. J’y ai noué des amitiés et j’essaie d’aider des projets liés à la communauté.

Aujourd’hui, je me suis spécialisé sur les protéines alternatives, un sujet que je considère à la fois crucial et sous-investi. J’y ai développé une expertise, notamment grâce à une thèse. J’y vois un levier prometteur pour réduire l’impact environnemental de notre alimentation et diminuer la souffrance animale à grande échelle.